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Retard de paiement : Comment éviter les défaillances d’entreprise ?

Article mis à jour le 16 Mars 2020

Les retards de paiement fragilisent particulièrement les TPE et les PME. Des milliers d’entreprises en bonne santé sont obligées de mettre la clef sous la porte à cause de factures impayées. Pourtant aujourd’hui la technologie facilite le recouvrement amiable des créances. Cette solution peut permettre d’éviter un redressement ou une liquidation judiciaire.

Sommaire:

le recouvrement amiable pour éviter la liquidation

Un tiers des entreprises françaises déclarent avoir subi un retard de paiement sur la période 2014-2017. Ce chiffre ressort d’une étude de la Banque de France du 21 février 2020. Selon cette étude un paiement au delà du seuil de 60 jours augmente sérieusement les risques de défaillance. Pour le cabinet Altares, la probabilité de défaillance d’une entreprise est même multipliée par 5 lorsque le retard dépasse les 69 jours. Ce constat alarmant rend cruciale la nécessité de bien gérer son poste client.

Arriver à se faire payer dans les temps

« Me retrouver au tribunal de commerce a été un choc, j’étais tétanisé » explique Jean, chef d’entreprise d’une PME industrielle de la Loire en cessation de paiements. Le jugement d’ouverture de redressement judiciaire prononcé par le tribunal de commerce lui reste en travers de la gorge. Il se retrouve avec une vingtaine de salariés inquiets. Tous ont peur d’être licenciés. « Pour nous c’est incompréhensible » réagit Emmanuelle la responsable syndicale. « Les clients sont là, on a des commandes, le problème c’est qu’ils ne payent pas toujours en temps et en heure ». Dans cette entreprise qui fabrique des pièces en plastique pour l’automobile, les retards de paiement s’accumulent. « On est passé de 60 jours à plus de 120 jours » s’insurge le patron. Le sous-traitant est au bord de la faillite. En redressement judiciaire, il a obtenu une période d’observation de 6 mois pour trouver une solution. « Le problème n’est pas de trouver de nouveaux clients, il est de se faire payer ». Dans la PME, c’est la comptable Stéphanie qui fait office de chargée de recouvrement. Elle s’occupe des relances mais elle n’est pas armée face aux grands groupes. « Ils ont toujours une bonne excuse pour faire traîner les choses » lance la jeune femme.

Des retards de paiement préjudiciables aux entreprises

En plus d’obtenir des délais de paiement avantageux, certains grands groupes n’hésitent plus à jouer les prolongations pour régler leurs factures. « Comme ils sont incontournables, ils savent très bien que nous sommes dépendants d’eux pour travailler alors ils en profitent » explique Jean-Pierre dirigeant d’une société informatique. Son entreprise a remporté il y a 2 ans un juteux marché, un contrat signé avec une grande administration publique. « Comme ils ne payaient pas à temps, je n’arrivai plus à faire face aux échéances, notamment le remboursement du prêt bancaire que j’avais souscrit ». Une situation schizophrénique : « J’avais un super chiffre d’affaires mais il restait théorique car j’avais du mal à me faire payer dans les temps, du coup je n’arrivais plus à payer tous mes salariés alors qu’on avait du travail ». Après une période d’observation de 12 mois et l’adoption d’un plan de redressement, la situation n’est pas définitivement compromise.

Des tribunaux de commerce en manque de solution

« On voit de plus en plus d’entrepreneurs en difficultés de trésorerie » explique un juge du tribunal de commerce de Valence dans la Drôme. « Ils développent leur business, font de gros investissements, embauchent, mais ils ont clairement un déficit de gestion ». Au tribunal de commerce de Lyon, même constat : « Beaucoup de commerçants et d’artisans n’anticipent pas les retards de paiement, ils considèrent que c’est dans la poche mais ça ne rentre pas dans les caisses », souligne un autre juge-commissaire « Quand il se réveillent il est souvent trop tard » constate un liquidateur judiciaire de la région. La raison selon lui ? « Ils attendent le dernier moment pour sous-traiter le recouvrement de leurs factures impayées ».

Une méconnaissance des services de recouvrement amiable

En France, 40 entreprises meurent chaque jour à cause des impayés (source Insee). Des sociétés qui pourraient être sauvées selon Fabrice Develay fondateur de la plateforme web GCollect qui facilite le recouvrement amiable. « Ce n’est pas parce que leur business n’est pas bon qu’elles déposent le bilan, c’est juste parce qu’elles n’arrivent pas à se faire payer ». Il existe pourtant des solutions pour recouvrer les factures impayées. « Les juges des tribunaux de commerce comme les chefs d’entreprise n’ont pas toujours le réflexe de penser aux professionnels du recouvrement et quand ils y pensent il y a encore des réticences » explique un administrateur judiciaire de la région de Bordeaux. « Le problème c’est que le recouvrement n’a pas une bonne image auprès des petits patrons », ajoute le fondateur de GCollect. « Faire appel à un huissier ou à une société de recouvrement, c’est un réflexe assez répandu dans les grands groupes mais pas dans les TPE et les PME ». La raison selon lui : « Les entrepreneurs vivent cela comme un échec voir une honte et même s’ils sont au pied du mur, certains n’osent pas franchir le pas ».

Une plateforme de recouvrement en ligne qui permet d’éviter la liquidation judiciaire

Rapprocher les chefs d’entreprise des professionnels du recouvrement, c’est l’ambition de la plateforme web GCollect. « Il manquait un intermédiaire entre ces 2 mondes » explique Fabrice Develay qui en a eu l’idée. « GCollect a été pensée pour faciliter la mise en relation des chefs d’entreprise avec les sociétés de recouvrement et les huissiers de Justice ». Sur la plateforme de mise en relation l’accent est mis sur la procédure de conciliation que ces professionnels peuvent menés. « Pendant une période d’observation, il est très important de se faire payer rapidement et le recouvrement amiable si il est mené par des professionnels peut aboutir vite », souligne un administrateur judiciaire implanté à Grenoble. « Ce que ne savent pas les chefs d’entreprise c’est que beaucoup de ces professionnels sont de véritables experts de la médiation, cela fait partie de leur formation, de leur métier » insiste Fabrice Develay. Un savoir-faire méconnu que GCollect met en avant. Objectif : que les entreprises en redressement judiciaire puissent se faire payer, leur évitant ainsi la liquidation.

Une conjoncture favorable aux incidents de paiements

En 2019, on recense 52 000 entreprises qui ont fait faillite ou ont été placées en redressement judiciaire ou en procédure de sauvegarde. Un chiffre en recul par rapport à 2018 selon l’étude d’Altares. La situation reste cependant très préoccupante. Le nombre d’emplois menacés par ces procédures collectives a en effet augmenté en raison des difficultés de certaines grosses PME. Quant à l’année 2020 elle devrait marquer une remontée des défaillances en raison de l’impact de l’épidémie de coronavirus sur l’économie. Il faut dire qu’à cause du Covid-19 de nombreuses entreprises retardent le paiement de leurs factures. C’est un coup dur pour la trésorerie des entrepreneurs.

Les secteurs les plus touchés par les défaillances d’entreprise

Toujours selon l’étude d’Altares, il ressort que l’industrie agro-alimentaire a bien résisté en 2019. En revanche les secteurs les plus durement touchés par les défaillances d’entreprise cette année-là ont été les services informatiques et les transports. Dans l’industrie, les activités les plus fragiles sont les imprimeries et la mécanique industrielle. Dans les services aux entreprises, ce sont les activités de nettoyage de bâtiments. Quant aux régions qui ont vu les défaillances repartir à la hausse, on note la Bourgogne Franche-Comté et la Provence-Alpes-Côte d’Azur.

 

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