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Les artisans démunis face aux factures impayées ?

Article mis à jour le 8 Mars 2020

Le phénomène des impayés a tendance à s’amplifier pour les petits artisans. De quoi préoccuper cette profession au savoir-faire reconnu. Ces chefs d’entreprise ne savent pas toujours à qui s’adresser ou hésitent à sous-traiter le recouvrement de leur facture. Un réflexe très simple peut aujourd’hui les aider à se faire payer.

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facture impayée artisans

« J’en ai marre des impayés », explique Stéphane artisan à Nice.

La plupart du temps il travaille pour des particuliers et des professions libérales. Peinture, rénovation d’appartement, travaux en tous genre… « Je suis tout comme mon comptable, je m’inquiète pour ma trésorerie. Je passe un tiers de mon temps à courir après mon argent. Se lever tôt et finir tard pour ne pas être payé, ce n’est pas normal ». Arriver à se faire payer est pour lui un calvaire. Face aux mauvais payeurs, pas d’autres choix que de gérer ce problème d’impayés lui même. « Je ne sais pas trop y mettre les formes, alors parfois j’ai l’impression que ça bloque encore plus les choses ».

La frustration de ne pas arriver à récupérer son argent

En France, les artisans sont particulièrement exposés aux factures impayées. Plombier, peintre, menuisier, et bien d’autres… « Une grande partie de ma clientèle me paye rubis sur l’ongle, mais je dépense une énergie folle pour quelques mauvais payeurs » lance Julien électricien et patron d’une TPE. Un quart de son chiffre d’affaires en souffre, et tout y passe : mails de relance, appels téléphoniques, délais de paiement… Récupérer ses créances impayées lui fait perdre beaucoup de temps, du temps qu’il devrait consacrer au développement de son activité. Alors parfois il jette l’éponge.

« Ne pas pouvoir récupérer le fruit de son travail, c’est une énorme frustration».

Les sous-traitants du BTP premières victimes

Les retards de paiement entre professionnels sont nombreux. Dans le business B2B, les victimes sont très souvent des artisans. On les retrouve d’ailleurs régulièrement au micro du journaliste Julien Courbet qui anime sur la radio RTL une émission qui tente de résoudre ce type de contentieux. Exemple avec Michaël, artisan-couvreur à son compte. Il est sous-traitant pour des entreprises du BTP. Sa TPE a été appelée sur un chantier pour réaliser les charpentes d’une maison. Coût de la mission : 8 167,56 €. Les travaux sont faits en 5 jours, mais au bout de 2 mois il n’est toujours pas payé par l’entreprise commanditaire.

Lancer une procédure d’assignation en paiement

Le chef d’entreprise se retrouve avec un trou de trésorerie de plus de 8 000 € qui le met en difficulté. « C’est beaucoup de stress, j’ai dû contracté un prêt personnel pour payer mes salariés » explique t-il. Selon l’avocate-conseil de l’émission, Me Sylvie Noachovitch, « le sous-traitant peut saisir le tribunal de commerce car il s’agit d’un conflit qui oppose deux professionnels. Comme il y a un contrat et qu’il n’y a pas eu de contestation de la facture, Michaël peut faire un référé, ce qui est assez rapide ». L’inconvénient est qu’il s’agit d’une procédure judiciaire (procédure d’assignation en paiement) plus longue et plus coûteuse qu’un règlement amiable.

Appliquer des pénalités de retard

Tout artisan peut appliquer des intérêts de retard sur ses factures. Pouvoir demander ce type de dédommagement en cas de retard de paiement est très dissuasif. Le principe est simple : en cas de dépassement de la date d’échéance du paiement, les intérêts calculés sur le montant dû viennent s’ajouter à la note finale. Pour que cela soit incontestable, il faut impérativement l’indiquer sur le devis et la facture, ainsi que dans les conditions générales de vente. Si cette mention n’apparaît pas et qu’un artisan réclame des pénalités, cela peut se retourner contre lui avec le risque d’une forte amende. Il convient donc d’indiquer le taux d’intérêt légal en vigueur en 2020 ainsi que le montant de la pénalité applicable dès le premier jour de retard de paiement. Ce dispositif est applicable de plein droit dès le lendemain de la date limite de paiement indiquée sur la facture. C’est un moyen de pression sur le débiteur mais qui est difficile à mettre en pratique pour le créancier qui souhaite garder une relation commerciale avec son client défaillant.

Des solutions de recouvrement inadaptées

Il existe d’autres solutions : logiciels de relance clients, sociétés de recouvrement de créances, huissiers de justice. « Trop cher ou trop compliqué » répondent les artisans pour la plupart. « J’ai essayé une fois de passer par un professionnel, mais pour une facture de 450 € j’ai très vite compris que je ne l’intéressais pas trop » explique Sylvie, mosaïste.

« Moi quand je n’arrive pas à être payé j’hésite à faire appel à une société de recouvrement car j’ai peur de perdre la relation avec mon client. Ce n’est pas parce qu’il ne me paye pas que je veux couper totalement les ponts avec lui, alors j’attends ou je passe en perte », ajoute Emma, styliste et couturière dans la mode.

Une plateforme qui démocratise le recouvrement de créances

« Les artisans n’ont pas le réflexe de faire appel à un huissier ou à une société de recouvrement » explique Fabrice Develay, fondateur de la plateforme web GCollect.

« Ils préfèrent faire les démarches eux-mêmes pour se faire payer quitte à y passer beaucoup de temps au détriment de leur cœur de métier. Ils sont épuisés par des relances vaines ». La place de marché qu’il a créée permet à tout artisan de déposer ses factures impayées. Et ce ne sont plus les professionnels du recouvrement qui fixent leurs honoraires mais les algorithmes de la plateforme. A la clé, des honoraires de recouvrement moitié moins chers que ceux qui sont pratiqués habituellement en direct.

GCollect facilite la vie des artisans

Simple et très facile d’utilisation, la solution fonctionne comme une place de marché. Dès qu’une facture est déposée sur la plateforme, les professionnels du recouvrement abonnés en sont informés, et c’est le premier qui accepte le taux proposé par les algorithmes de GCollect qui va pouvoir la recouvrir. « Uberiser le recouvrement c’est une bonne idée pour les petites et moyennes structures », explique khadija, secrétaire d’une TPE. « De quoi faciliter les comparatifs et les remises en cause des prestataires en place », ajoute Stéphane comptable.

« Le concept est vraiment génial. Je suis très souvent amenée à relancer des commerçants qui se retrouvent en difficultés et démunis face à leurs clients irrespectueux de leurs délais de paiement » explique Lina, chargée de recouvrement.

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