Pour un pilotage précis de la trésorerie, les directions financières privilégient le taux de recouvrement net.
Sa spécificité ? Il ne prend en compte que les créances exploitables via une action de recouvrement.
Il exclut d’office de l’assiette de calcul les dossiers pour lesquels le recouvrement est juridiquement ou techniquement impossible (par exemple, les entreprises en procédure collective : sauvegarde, redressement ou liquidation judiciaire). Ces créances sont aussi appelées créances irrécouvrables.
Tableau d’évolution du taux selon l’ancienneté
| Ancienneté de la créance | Taux de recouvrement moyen | Recommandations |
|---|---|---|
| 0–30 jours | 85–95 % | Relance interne |
| 30–60 jours | 75–85 % | Intensification relances |
| 60–90 jours | 60–75 % | Externalisation urgente |
| 90–180 jours | 40–60 % | Médiation intensive |
| > 180 jours | < 40 % | Procédure judiciaire |
Exemple concret : Vous avez un encours de 12 000 € d’impayés.
2 000 € concernent un client tombé en liquidation judiciaire (non exploitable).
Votre encours exploitable réel est donc de 10 000 €.
Si vous parvenez à récupérer 8 500 €, votre taux de recouvrement net est de 85 % (et non de 70 %, ce que donnerait un calcul brut trompeur).