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« GCollect me permet de trouver de nouveaux clients sans avoir à les démarcher »

Société de recouvrement

Après 15 ans dans le recouvrement de créances, Jérémy Le Flohic a créé sa propre société en Bretagne. Comment travaille ce professionnel du recouvrement ? Quelle est sa méthode pour récupérer les factures des créanciers ? Comment utilise t-il GCollect la plateforme digitale pour les impayés ?

Interview de Jérémy Le Flohic

En quoi consiste votre activité ?

Jérémy Le Flohic : Je fais du recouvrement de créances pour les entreprises qui n’arrivent pas à se faire payer par leurs clients. C’est un rôle de médiateur qui efface le lien émotionnel qui existe entre les créanciers et leurs débiteurs. Les problèmes d’impayés se règlent ainsi plus facilement et l’argent arrive plus vite.

Concrètement ?

J’essaye de comprendre pourquoi les factures ne sont pas réglées par le débiteur : est-ce que c’est un oubli ? de la mauvaise volonté ? ou à cause de difficultés économiques ? Je recherche ensuite la meilleure solution pour le créancier et le débiteur, ce qui peut aller jusqu’à mettre en place un échéancier de paiement pour préserver au final les intérêts de toutes les parties. Il y a toujours un équilibre à trouver. Mon travail est aussi de préserver l’image du client, c’est pourquoi mes démarches se font sans agressivité contrairement à d’autres professionnels.

Toutes les sociétés de recouvrement ne fonctionnent pas comme vous ?

Certains professionnels du recouvrement sont extrêmement agressifs. Ils harcèlent les gens dans le seul but de rentrer de l’argent à tout prix. Cela n’est pas efficace et ça fait beaucoup de tort au métier.

Vous contestez cette mauvaise image du recouvrement ?

Oui car tout le monde ne travaille pas de cette façon. Mais cette mauvaise image du recouvrement se diffuse dans la société. Ça nous impacte, on se fait insulter parfois et ce n’est pas justifié. Certaines entreprises hésitent même à faire appel à nous à cause de cette image dégradée.

Y a t-il d’autres blocages de la part des chefs d’entreprise ?

Chez certains dirigeants, il y a une espèce de honte à dire qu’ils ont des impayés. Des chefs d’entreprise bien installés dans leur milieu ne veulent pas que ça se sache, comme si cela pouvait blesser leur égo.

La gestion du poste clients est-elle trop souvent délaissée par les entreprises ?

La gestion du poste clients n’est pas une priorité des chefs d’entreprise tant qu’il y a de la croissance. Depuis le début de la crise que nous vivons actuellement le cash arrive moins vite, les dirigeants s’intéressent un peu plus à la gestion de leur trésorerie. Soit ils ont la possibilité d’avoir une personne qui s’occupe de la relance client en interne, soit ils le font eux-mêmes. Comme ce n’est pas évident pour eux, ils le font souvent un peu vite et un peu mal.

Le recouvrement de créance par soi-même n’est pas efficace ?

Après avoir envoyé 2 ou 3 courriers, les chefs d’entreprise se rendent compte souvent qu’ils n’y arrivent pas. Ils tardent à réagir. Ce n’est que 6 ou 9 mois après la date d’échéance de la facture qu’ils se posent la question de faire appel à un professionnel du recouvrement alors qu’il faudrait le faire beaucoup plus tôt.

Un conseil pour les dirigeants victimes d’impayés ?

En plus d’avoir le réflexe d’externaliser le recouvrement de créances sans tarder, il faut bien constituer son dossier.

Votre technique pour récupérer un impayé ?

Il y a une partie de savoir-faire et une partie de savoir-être. Il faut savoir écouter les gens, essayer de comprendre pourquoi ils ne payent pas. Si la personne est très agressive au téléphone j’essaye d’organiser un rendez-vous physique, ça permet de débloquer la situation. En cas de litige, c’est un travail de longue haleine et je conseille le client pour trouver une solution avec le débiteur.

Il faut faire preuve de psychologie avec les débiteurs ?

Arriver à cerner les gens et les amener à comprendre qu’il y a une solution, c’est essentiel. Pour moi ça tient à mon expérience du terrain. La clé du succès, c’est la pugnacité. Il ne faut pas avoir peur de passer un petit peu de temps sur un dossier, faire des recherches.

Et avec les créanciers comment ça se passe ?

Ça dépend des entreprises. Celles qui connaissent des difficultés de trésorerie sont toujours très exigeantes car elles veulent que ça rentre vite. Il y va de leur survie. Pour d’autres c’est vu plutôt comme du bonus. C’est de l’argent qui rentre alors qu’elles ne s’y attendaient plus.

C’est un métier parfois ingrat ?

Oui car certains clients trouvent tout à fait normal que l’argent soit rentré facilement. Ils ne voient pas les difficultés et la complexité qu’on se donne derrière. Je trouve beaucoup de satisfaction lorsque ce sont les débiteurs eux-mêmes qui me remercient de leur avoir accordé un échéancier ou d’avoir été agréable avec eux.

Quel a été le déclic pour devenir prestataire de GCollect ?

Je me suis abonné depuis quasiment le début à GCollect pour bénéficier d’un volume d’affaires supplémentaire. Je me suis demandé si ça allait être rentable et j’ai été agréablement surpris d’autant qu’il y a de plus en plus de factures qui sont déposées sur cette plateforme pour les impayés.

Le fait que tout soit digitalisé ça change quoi pour vous ?

Cela me permet de trouver de nouveaux clients sans avoir à les démarcher. C’est une nouvelle clientèle de décideurs qui n’ont pas le temps de faire une étude de marché pour chercher un professionnel du recouvrement. Du coup il font confiance à la plateforme, c’est dans l’air du temps. C’est un peu l’uberisation de notre métier et au final c’est positif.

Que pensez-vous de la technologie développée par GCollect ?

C’est l’algorithme de la plateforme qui détermine le pourcentage que je récupère sur chaque facture recouvrée en fonction de plusieurs paramètres. Autrement dit ce n’est plus moi qui fixe mes honoraires de recouvrement mais GCollect.

Ces honoraires fixés par la plateforme correspondent-ils à vos attentes ?

Je considère que les taux sont bien fixés. C’est transparent et honnête pour tout le monde. Si l’honoraire préconisé par GCollect me convient je l’accepte puis j’envoie mon mandat de recouvrement via la plateforme. Le client peut le valider en un clic. Si je ne suis pas intéressé par la facture c’est un autre prestataire qui l’acceptera.

Quel est le montant des factures que vous avez ainsi pu traiter ?

C’est très variable. J’ai pris des petites créances d’une centaine d’euros mais aussi des factures impayées de plusieurs dizaines de milliers d’euros.

Le fait que la plateforme favorise l’amiable ça compte pour vous ?

Oui l’amiable c’est la base et ça doit être la règle. Ça ne sert à rien d’attaquer les gens directement par du recouvrement judiciaire. La justice a d’autres choses à faire et l’amiable c’est beaucoup moins onéreux pour le créancier.

Comment utilisez-vous la plateforme ?

Je suis très souvent connecté pour voir les factures qui sont déposées. Je transcris celles que je récupère dans mon propre logiciel et je me sers de la messagerie de la plateforme pour communiquer avec les clients et GCollect. Ça permet de montrer que je suis actif et que je ne lâche rien.

Comment reversez-vous les fonds au créancier ?

C’est très rapide. Si le débiteur me règle directement, je reverse l’argent dans la semaine à GCollect moins mes honoraires. GCollect reverse ensuite immédiatement les fonds au créancier. Si le débiteur a payé directement le client, ce qui peut arriver, je transmets ma facture à GCollect qui se charge de récupérer le montant de mes honoraires auprès du créancier.

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