« Il suffit de se connecter pour aller chercher les créances »

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Huissier de justice dans les hauts de seine, Renaud Diebold est aussi administrateur de l’UNHJ, l’Union nationale des huissiers de justice. Comment fait-il pour récupérer un impayé ? Pourquoi utilise-t-il GCollect, la plateforme digitale de recouvrement de créances ?

Comment fonctionne votre étude d’huissier ?

Renaud Diebold : On est cinq huissiers de justice avec une trentaine de collaborateurs. Notre étude est divisée en deux pôles : l’un amiable permettant le recouvrement des créances impayées, l’autre judiciaire assurant l’exécution des décisions de justice.

Le recouvrement de créances c’est une activité importante ?

C’est l’activité essentielle de L’Étude. Ça représente 70 % de notre travail.

On fait du recouvrement pour des donneurs d’ordre institutionnels et aussi pour les entreprises privées qui cherchent à se faire payer quand elles ont des retards de paiement.

Comment procédez-vous pour récupérer un impayé ?

On a tout un process amiable où on est encore dans la relation client. Sinon c’est du judiciaire c’est-à-dire qu’on intervient après qu’une décision de justice ait été rendue. Ces dernières années notre métier s’est beaucoup transformé.

Qu’est-ce qui a changé dans votre façon de recouvrer une créance ?

Avec la dématérialisation des actes, on doit s’adapter aux nouvelles technologies. Aujourd’hui on est doté d’outils particulièrement avancés. On a des plateaux d’appels, on peut piloter nos activités de recouvrement amiable en travaillant sur nos éléments de langage avec des reportings et des analyses statistiques. On fait même du « profilage » en fonction de l’implantation des débiteurs et du montant des créances, ce qui permet de donner une analyse assez fine aux clients par rapport aux recouvrements de créances qu’ils nous confient.

Vous êtes devenu une sorte d’huissier de justice 3.0 ?

Les techniques ont en effet beaucoup évolué. Aujourd’hui on est clairement dans du recouvrement 3.0. Ça va de pair avec l’apparition de GCollect la plateforme pour les impayés et des nouvelles techniques de vente par internet, en particulier le e-commerce qui s’est énormément développé pendant la crise du Covid-19 sur des plateformes comme Amazon ou Cdiscount. 

Y a t-il d’autres évolutions qui vous ont marquées ?

Ce que l’on constate depuis une dizaine d’années, c’est le développement du rachat de créances. Par exemple si une banque n’a pas réussi à recouvrer elle-même l’argent qui lui est dû par certains de ses clients, elle peut céder ses impayés à un fond ou à une société spécialisée qui les rachète. Ces derniers font alors appel à nous pour recouvrer en seconde main ces créances qui sont relativement anciennes. 

Comment expliquez-vous que certains créanciers hésitent à faire appel à un huissier de justice quand ils ont un impayé ?

On est encore victime d’une image négative de la profession mais je trouve que c’est de moins en moins le cas. Aujourd’hui on sait graduer les relances avec des textos et des courriers adaptés en fonction de chaque situation. Ceux qui l’ont compris, font appel à nous beaucoup plus tôt pour leur recouvrement amiable et pas en dernier recours pour faire des saisies. 

Vous faites de plus en plus de recouvrement amiable ?

Oui dans mon Étude l’amiable a supplanté le judiciaire. Cela permet de conserver le lien contractuel qui unit les créanciers à leurs clients.

Pourquoi utiliser GCollect ?

C’est le côté totalement novateur de la plateforme qui me plaît. Il suffit de se connecter pour aller chercher les créances. Il y a une vraie confiance qui est donnée au prestataire quand on adhère à GCollect. Ça nous permet d’exprimer pleinement le savoir-faire que l’on possède pour récupérer un impayé à l’amiable. Ce qui n’empêche pas les équipes de GCollect de nous demander régulièrement des reportings sur les actions que l’on mène.

L’intérêt pour vous de passer par GCollect pour récupérer des créances ?

Je peux bénéficier de la puissance commerciale de GCollect et de la visibilité de la plateforme sur les réseaux sociaux. GCollect me permet de m’adosser à un outil particulièrement innovant et être ainsi plus visible en m’appuyant sur une startup. C’est aussi dire que je suis dans les legaltech, dans ce qui se fait de mieux dans le recouvrement et que je suis capable d’adapter mon Étude à ces outils. Je le perçois comme une chance. Ça nous permet de rester dans le coup.

Que pensez-vous du calcul de l’honoraire ?

C’est l’algorithme de GCollect qui fixe mon honoraire qui sera payé par le client uniquement si j’encaisse son impayé.


Face aux impayés, pensez-vous que le « Name and shame » soit une solution ?

Dénoncer publiquement les mauvais payeurs c’est une technique qui n’est pas nouvelle et qui se pratique dans certains pays depuis longtemps. Pour une boite du CAC 40 qui ne paye pas ses fournisseurs ok mais est-ce qu’on doit généraliser ce propos et dénoncer tous ceux qui payent en retard ? Tout ceci est à mon avis de mauvais gout. Le contre-pied au « Name and shame » c’est d’avoir des outils de prévention des impayés en amont et des outils en aval comme GCollect et les huissiers.

Que pensez-vous du collectif Smart Recouvrement regroupant 6 fintechs dont GCollect ?

J’adhère pleinement à ce concept qui est pensé pour favoriser la préservation du lien entre clients et fournisseurs dans le cadre de la gestion du poste client. Contribuer à une économie de marché éthique et équilibrée en s’appuyant sur du recouvrement responsable, c’est l’avenir.

L’homme: Renaud Diebold

Officier public et ministériel, Renaud Diebold se voit plutôt comme un entrepreneur. Huissier de justice associé depuis 2005 à Montrouge dans les Hauts-de-Seine, c’est un véritable spécialiste du recouvrement de créances. Ce qui l’intéresse : proposer des solutions sur-mesure.

« Avant on nous donnait une feuille de route pré-écrite, maintenant on peut apporter nos propres schémas de recouvrement et on obtient de meilleurs résultats ».

Son objectif : inverser l’image négative des huissiers de justice en facilitant l’amiable. Administrateur de l’UNHJ, l’Union nationale des huissiers de justice, il est aussi audiencier près du Tribunal de Grande Instance de Nanterre et président du groupement des huissiers de l’APHP (hôpitaux de Paris). Passionné par les nouvelles technologies et l’intelligence artificielle, c’est un grand joueur de tennis.

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